Le Parlement européen divisé sur une nouvelle résolution LGBTQ+
Le Parlement européen débat d'une résolution LGBTQ+ visant à combattre plus fermement la discrimination. Les politiciens néerlandais sont divisés sur les plans bruxellois.
Le Parlement européen débat cette semaine d'une nouvelle résolution pour les droits LGBTQ+. Le texte demande aux États membres de combattre plus fermement la discrimination.
La résolution bénéficie d'un large soutien des partis de gauche et libéraux. Ils veulent des règles plus strictes contre les crimes de haine. Ils demandent aussi plus de protection pour les personnes trans. L'adoption par les couples homosexuels doit devenir possible dans tous les pays.
Les partis conservateurs s'opposent fortement à ces plans. Ils considèrent que chaque pays doit décider lui-même. Un parlementaire polonais déclare : « Bruxelles ne doit pas s'immiscer dans notre droit familial ».
Les politiciens néerlandais ne votent pas à l'unanimité sur cette résolution. La VVD et D66 soutiennent le texte entièrement. Ils veulent que les Pays-Bas dirigent le progrès LGBTQ+ en Europe.
« La discrimination n'a pas sa place dans notre société », affirme Malik Azmani de la VVD. Il demande que tous les pays appliquent la même protection des minorités.
Les politiciens du CDA expriment des réserves sur certains éléments. Ils soutiennent la protection contre la violence et la discrimination. Mais ils questionnent les règles d'adoption obligatoires.
« Nous respectons les différentes traditions en Europe », déclare Esther de Lange du CDA. Elle souhaite laisser plus de liberté aux États membres.
Le ChristenUnie et le SGP voteront probablement contre l'intégralité de la résolution. Ils trouvent que le document impose trop de règles. Ils s'opposent aussi à certaines propositions éducatives.
Le leader du PVV Marcel de Graaff qualifie la résolution de « propagande idéologique ». Il pense que Bruxelles doit se concentrer sur les problèmes économiques.
Les partis de gauche comme le PvdA approuvent ces plans. La parlementaire Kati Piri souhaite plus de pression de l'UE. Elle vise des pays comme la Pologne et la Hongrie. Ces nations ont restreint les droits LGBTQ+.
« Nous ne pouvons pas accepter l'oppression des minorités », affirme Piri. Elle demande des conséquences financières pour les contrevenants.
La résolution traite aussi largement des droits des transgenres. Elle propose un changement de nom plus facile et meilleurs soins. Ce volet crée des discussions supplémentaires entre les partis.
Certains pays menacent déjà de résister à certains éléments. La Hongrie et la Pologne ont annoncé qu'elles n'appliqueront pas la résolution. Elles invoquent leur souveraineté nationale.
La Commission européenne peut sanctionner les pays qui ne respectent pas les règles. Mais avec les résolutions, les États ont plus de liberté. La valeur juridique reste donc limitée.
Les groupes de défense suivent le débat attentivement. Les organisations LGBTQ+ espèrent un large soutien. Elles y voient un signal que l'Europe prend la discrimination au sérieux.
Les opposants craignent une ingérence excessive de Bruxelles. Ils veulent que chaque État décide de son propre mariage et famille.
Ce débat révèle à nouveau les divisions en Europe. Les pays occidentaux soutiennent généralement plus les droits LGBTQ+. Les pays d'Europe de l'Est le font moins. Ce fossé s'élargit constamment.
Le vote aura lieu après le débat cette semaine. Une majorité semble probable selon la composition du parlement. Mais les effets pratiques restent limités par la nature des résolutions.
Les électeurs néerlandais peuvent suivre le vote de leurs parlementaires. Tous les votes sont publiés sur le site du Parlement européen.