Le contrôle d'âge canadien sur les réseaux sociaux affecte durement les personnes transgenres
Le plan canadien de contrôle d'âge sur les réseaux sociaux pénalise particulièrement les personnes transgenres. La reconnaissance faciale et les vérifications d'identité menacent la sécurité et la vie privée.
Le Canada envisage une loi soumettant les réseaux sociaux à des contrôles d'âge stricts. Le plan suscite cependant de grandes inquiétudes chez les personnes transgenres et d'autres groupes vulnérables en ligne.
Le gouvernement veut obliger les utilisateurs à prouver leur identité via une pièce d'identité gouvernementale ou la reconnaissance faciale. Cela crée des problèmes pratiques et de sécurité, notamment pour les personnes transgenres et non-binaires. Beaucoup d'entre elles ont encore des documents officiels avec leur ancien nom et genre. Ce risque de révélation rend la participation à la plateforme dangereuse. La reconnaissance faciale pose aussi des problèmes : beaucoup de systèmes reconnaissent moins précisément les visages transgenres.
Les activistes avertissent que les jeunes en deviendraient moins sûrs. De nombreux jeunes LGBTQ+ dépendent d'espaces en ligne anonymes pour le soutien et l'information. Un contrôle d'âge les couperait de ces contacts vitaux. De plus, le risque pour la vie privée s'accroît énormément : les données sensibles des mineurs sont stockées et peuvent être piratées.
Le gouvernement affirme que l'objectif est la protection des jeunes. Les critiques soutiennent cependant que l'approche est mal réfléchie. Ils prônent des alternatives protégeant la jeunesse sans compromettre la vie privée et la sécurité. Le Canada doit maintenant choisir : contrôle d'âge ou véritable protection de tous les jeunes, y compris transgenres.