Ouganda : deux femmes arrêtées pour un baiser lesbien échappent au procès
En Ouganda, deux femmes arrêtées pour s'être embrassées en public ont vu les poursuites abandonnées. Mais la peur reste présente pour les personnes LGBTQ+ dans le pays.
En février 2025, deux femmes ont été arrêtées en Ouganda. Elles s'appelaient Wendy et Diana. Elles ont été interpellées dans la ville d'Arua, au nord du pays.
Leur crime supposé ? Elles s'étaient embrassées en public. La police les a arrêtées en vertu de la loi anti-homosexualité ougandaise. Cette loi est l'une des plus sévères au monde. Elle punit les relations homosexuelles de lourdes peines de prison.
Le 17 juillet 2025, une bonne nouvelle est tombée. Le parquet ougandais a officiellement abandonné les poursuites contre les deux femmes. Elles n'iront donc pas au tribunal. Elles ne risquent plus d'être condamnées pour ce baiser.
Mais la liberté retrouvée ne signifie pas la sécurité. Les associations de défense des droits LGBTQ+ restent très inquiètes. Elles rappellent que la peur, elle, n'a pas disparu. Wendy et Diana ont vécu des semaines de détention traumatisantes. Beaucoup de personnes LGBTQ+ en Ouganda vivent dans la terreur quotidienne.
La loi anti-homosexualité ougandaise a été adoptée en 2023. Elle a provoqué une vague de condamnations internationales. Des gouvernements, des ONG et des organisations de défense des droits humains ont dénoncé cette loi. Les États-Unis ont même imposé des sanctions économiques à l'Ouganda.
Malgré ces pressions, le gouvernement ougandais n'a pas reculé. Le président Yoweri Museveni défend cette loi avec fermeté. Il affirme qu'elle reflète les valeurs culturelles et religieuses du pays.
Sur le terrain, les conséquences sont graves. Des personnes LGBTQ+ sont arrêtées, harcelées et violentées. Certaines fuient le pays pour chercher refuge ailleurs. Les associations locales travaillent dans des conditions dangereuses. Leurs militants risquent leur vie chaque jour.
Le cas de Wendy et Diana illustre une réalité brutale. Un simple baiser peut mener en prison en Ouganda. Même si les charges sont abandonnées, le traumatisme reste. Et la loi, elle, est toujours en vigueur.
Les défenseurs des droits humains appellent la communauté internationale à maintenir la pression sur Kampala. Ils exigent l'abrogation totale de cette loi discriminatoire et dangereuse.
